On sait depuis plus de 10 ans que les particules rejetées par les moteurs diesel dangereuses pour la santé. Que les diesels modernes le sont encore plus, du fait de particules plus fines, qui ne sont plus arrêtées par les barrières immunologiques naturelles. Que le diesel, fonctionnant en mélange pauvre, rejète aussi des NoX, responsables de formation d'ozone, et très allergènes. Sans oublier la pollution sonore de ces milliers de moteurs claquants dans nos métropoles.
En application du principe « pollueur payeur », ce carburant aurait du être surtaxé par rapport à l'essence, alors que c'est la politique inverse qui a été et est toujours appliquée. Surtout, il aurait du être interdit en ville, comme c'est le cas dans certains pays. Ainsi, il aurait été possible d'avoir aujourd'hui des villes propres, grâce aux progrès réalisés sur les voitures essences ces 10 dernières années.
Le constat est que le consommateur, en général, est toujours prêt à polluer plus pour payer moins, et ainsi, le parc de véhicules diesel a explosé sous l'effet de la défiscalisation de ce carburant, et du lobbying de constructeurs tels PSA et VW en europe (et bientôt de tous car ils ont maintenant tous investi les budgets énormes pour développer ces motorisations diesels o combien complexes). Il est vrai que d'un point de vue purement économique pour l'automobiliste, l'essence double le budget carburant en déplacement urbain sous l'effet combiné des taxes et de la consommation. Rouler à l'essence est devenu un luxe pour beaucoup. (en plus le carburant est vendu au volume (litre) et non pas à l'énergie contenue, ce qui est encore plus défavorable à l'essence).
Il semble qu'un seul constructeur soit en mesure de proposer un moteur diesel à peu prés propre, c'est toyota avec le d4d-cat équipé d'un filtre particule et un autre pour les Nox. (mais qui ne fonctionnent pas avec le gasoil français trop soufré !). Les constructeurs français montent quelques FAParticules pour l'export essentiellement, car certains pays, pourtant pas diésélisés comme la France, commencent à s'inquiéter sérieusement du problème de santé publique posé par le diesel et encouragent fiscalement les FAP. Tout cela reste anecdotique malgré tout. On a surtout la pub mais pas les produits propres, ou en option !
Donc, chaque jour, sont mis en circulation des milliers de hdi, tdi, dti et cie qui empoisonneront les populations des villes (en particulier les bronches des enfants plus fragiles) pendant encore la décennie à venir. Le mal est fait et il semble impossible de revenir en arrière. La poussière noire est visible, comme le découvre les étrangers visitant notre capitale . Bien plus tard, on évoquera cette époque en comparaison de celles du charbon ou de l'amiante mais les responsabilités se seront évaporées.
Est il possible de réformer ce parc auto ? Pour le remplacer par quoi ?
Une autre voie, extrêmement prometteuse, existe entre le moteur essence classique, relativement propre, mais consommant 30% de plus qu'un mazout, gaz carbonique en conséquence (pas un polluant mais contribuant en volume et sur le long terme à l'effet de serre), et technologies diesel toujours plus complexes, fragiles et coûteuses à construire, à entretenir, et à dépolluer ! D'autant, qu'il sera difficile de faire fonctionner sur toute la durée de vie du véhicule un moteur diesel en mode dépollué (filtrés) car c'est un fonctionnement extrêmement pointu (voir déjà les pb sur les vannes EGR, les pressions de milliers de bars des injecteurs, les turbo, les sondes, les pb de température, de vibrations.). Coté ressources en carburant, ce déséquilibre de consommation de gasoil / essence par rapport aux proportions issues du raffinage est il viable ? surtout si les américains se convertissent eux aussi au diesel ?
Cette troisième voie est celle de l'hydride tel que démontré et commercialisé, maintenant en troisième génération, par toyota avec sa Prius.
Imaginons une ville comme Paris (véritable aberration économique et écologique avec 200 kms d'embouteillage matin et soir et 30% des véhicules circulants juste à la recherche d'une place de stationnement, etc) convertie à la Prius : consommation zéro à l'arrêt, silence, conso de l'ordre des meilleurs diesels actuels, et surtout taux de rejet polluant devançant les futures normes de façon native ! En plus, une révolution en terme de simplification : moteur essence atmo tournant sur sa meilleure plage de rendement et de charge et moteur électrique au couple phénoménal dés de démarrage, accouplés par une transmission CVT, meilleure qu'une boite auto traditionnelle et combien plus simple mécaniquement. On imagine une longévité sans égale de part ces solutions techniques (manque de recul sur les batteries ? quand même garantie 8 ans je crois). L'utilisateur y gagnera aussi en agrément, surtout venant d'un diesel.
Cette motorisation se doit d'être disponible de façon urgente sur toutes les gammes des constructeurs et une incitation fiscale devrait amener prioritairement les propriétaires de diesels urbains à basculer vers l'hybride afin d'accélérer la dépollution des villes. Souhaitons que les constructeurs français achètent rapidement la technologie toyota pour ne pas accumuler de retard sur l'avenir. (Ford est sur cette voie et Nissan aussi).
Diesels à la campagne et pour les véhicules industriels, hybrides en milieu urbain me semblerait une bonne issue.
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thoom
 Habitué
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