Trou d'air pour le marché automobile français en juillet
La Tribune - édition électronique du 08/02/2004 à 12:47
Après leur hausse de juin, les immatriculations ont chuté de 10,1% le mois dernier. Les constructeurs français paient le plus lourd tribut avec un repli de 14%.
Le sursaut de juin n'aura été que de courte durée pour le marché automobile français. En juillet, avec 168.461 unités, les immatriculations sont reparties à la baisse affichant une correction de 10,1%, sur douze mois. Certes, le Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA) cherche à nuancer la chute. "Dans un marché qui demeure irrégulier, le mois de juillet pèse de moins en moins lourd dans l'année depuis la suppression du millésime", précise un communiqué en ajoutant que le marché a de surcroît pâtit d'un calendrier défavorable: à jours ouvrables comparables, le repli n'est plus que de 5,8%.
Il n'empêche que cette publication de juillet ne vient pas arranger une tendance annuelle déjà claudicante. Revenu in extremis à l'équilibre sur le premier semestre, le marché est de nouveau passé dans le rouge au cumul annuel. Sur les sept premiers mois de l'année, il recule de 1,6% en données brutes et de 2,9% en données comparables.
Du côté des constructeurs, le mois de juillet est également venu confirmer le parcours annuel décevant de PSA Peugeot Citroën, dont les ventes ont reculé de 10,4% le mois dernier. Si la marque Peugeot (qui a lancé récemment sa berline 407) limite la chute à 6,9%, Citroën s'est pour sa part enfoncé de 15,2%.
Plus résistant jusqu'ici, Renault n'a pas connu meilleure fortune. La marque au losange a vu ses immatriculations baisser de 18,9%. Le bilan est donc terne pour les marques françaises dont les ventes ont plongé de 14%. Un chiffre qui prend toute sa mesure lorsqu'on le rapproche de la performance des marques étrangères, plus solides face à la chute avec une baisse des immatriculations 4,7% et par conséquent une part de marché remontée en un an de 42,6% à 45,1%.
En difficultés depuis le lancement de sa nouvelle Golf, le groupe Volkswagen s'est notamment distingué avec des immatriculations presque à l'équilibre (-0,3%) alors que General Motors (Opel, Saab) est en hausse de 8,9%. Autre surprise: les constructeurs asiatiques, très en vue ces derniers mois, affichent des replis conséquent. Le Coréen Hyundai a chuté de 12,1% tandis que Toyota a vu ses ventes se contracter de 6,3%. Reste enfin le cas Fiat. L'Italien, qui alterne régulièrement le bon et le moins bon, a une nouvelle fois trébuché. Ses ventes ont plongé de plus de 30%.
| 
|
pitouchok
 Pilier
|