bah oui, pour les ceusses qui se sont bien amusés de mon absence, le voilà quand même ce petit compte-rendu.
Bon, donc comme je l'ai dit ces derniers temps, j'étais très très souvent en déplacements professionnels, ce qui implique transports variés, et voitures de loc.
Je descend de l'avion à Toulouse, et direction le comptoir des voitures de loc. GRosse file d'attente, je suis quasiment dernier. La jeune fille me dit avec un charmant sourire qu'il n'y a plus de cat. B dispo, et me demande si ca ne me dérange pas de conduire une automatique. Moi, méfiant car parfois ca veut dire qu'ils veulent refourguer.........une Smart. Mais comme il n'y avait plus de A et B, ca veut dire plus gros. Bon, va pour l'automatique.
Et me voilà avec une clé de Mercedes dans la main . Une classe C220CDI pour etre précis. Bon, eh bien on va voir ce que ca donne. Arrivée sur le parking, tour de la voiture méticuleux (je fais toujours gaffe à cela avec les voitures de loc). En plus, elle est noire !!
C'est une finition Avant-Garde.
Première impression esthétique : ca respire le costaud. L'avant fait plus "brutal" et imposant avec une calandre proéminente. Peu de porte à faux avant, un peu comme les 3 chez BMW. L'arrière fait plus "mastoc" également, loin des rondeurs des versions précédentes, avec une malle haut perchée. On sent que Mercedes a donné une orientation plus agressive à cette classe C. L'auto semble bien campée sur ses belles jantes de 17". La monte pneumatique est à l'image de ce qui se fait maintenant : du Conti2 sport en 225.
Estétiquement, je ne peux pas dire que l'auto me plaise beaucoup, surtout celle calandre démesurée et par trop "prétentieuse" par rapport au gabarit de la voiture, mais disons qu'elle se démarque des productions précédentes de Mercedes.
Installation à bord. Je cherche les réglages du siège, et après quelques tatonnements, je trouve une bonne position. Les sièges semblent fermes, avec un assez bon maintien. La matière est de bon aloi, avec un revêtement mi-tissu mi-cuir en deux coloris de gris. On verra plus tard en latéral.
Allez, contact ! Là bien évidemment, j'attend tous les anti-mazouteux pour les quolibets d'usage : vibrations, bruit, etc...
Eh bien même a froid, le moteur est assez remarquable de discrétion....pour un diesel, s'entend. Il émet un son sourd et caverneux pas désagréable, où les clac-clac se font discrets.
Le TdB prend vie, ainsi que l'usine à gaz qu'est la "centrale" GPS/auto-radio, par le biais d'un écran sortant de sa trappe et décrivant un joli arc-de -cercle avant de s'illuminer... c'est rigolo et tape à l'oeil, mais moi je voudrais bien voir si c'est efficace et simple d'emploi.
Le TdB est clair et sans fioritures comme d'habitude chez Mercedes, avec cet éclairage blanc-gris très sobre. Un compteur, avec les infos principales sur les défauts, un compte tours à droite, et à gauche un combiné jauge carburant / température moteur.
La voiture a un peu plus de 5000 km au compteur. Ah tiens il y a un défaut indiqué : "siège AR droit non verrouillé". J'ai eu beau essayer de trifouiller le dossier dudit siège, rien à faire. Bon c'est pas grave.
Réglage des rétros, rien à dire. Je fais le tour des commodos. Par rapport au diamètre du volant, on a l'impression que Mercedes a fait des économies de longueur sur lesdits commodos Si les commandes de clignotant et de la radio sont OK, celle des essuie-glace est à chier : peu accessible et pas pratique, et ca tombe mal..... car il pleut Bon, il y a un mode automatique alors laissons-le faire.
Allez c'est parti. Frein à main.....au pied comme d'hab Puis boitôtô sur D. Je m'extirpe doucement du parking. Tout de suite la douceur de la direction s'impose.
Je passe tous les rond-points de l'aéroport de Blagnac et un premier constat s'impose : malgré son poids respectable, notamment sur l'avant, cette Mercedes apparait parfaitement agile, presque "vive" dans les changements d'appui. En tout cas je me remémore l'essai d'une Classe C il y a quelques années, et je ne retrouve rien de la sensation d'une auto "pataude" et tranquille. J'ai apparemment affaire à un châssis avec du "répondant", bien que je me doute que les moults béquilles electroniques veillent au grain pour refrener les ardeurs des plus optimistes. En tout cas, il en ressort une impression de dynamisme que je n'avais jamais ressentie (en passager ou conducteur) à bord d'une Mercedes, sauf le SLK55 AMG, mais là c'est autre chose...
Autre point marquant : la boite. Je dois avouer que je ne suis pas un fan absolu des boites auto, mais Mercedes fait très fort avec cette boite auto à 7 rapports. D'une douceur extraordinaire dans ses passages, elle s'accomode parfaitement au caractère de ce moteur mazout et de son couple assez honorable (40 Nm). Sa gestion au rétrogradage est également parfaitement maitrisée, que ce soit en brusque lever de pied sur un intermédiaire ou bien sur un long freinage. IL faut dire que pour l'instant je ne suis pas passé en mode "S" (sport) pour savoir si ca transforme la bête....
Et le moteur me direz-vous ? Bon ben je vais encore faire couiner les shootés aux vapeurs de SP, mais ce 2,2 L est un vrai régal, aussi bien en souplesse qu'en disponibilité et même...en accélération. D'ccord tout est relatif et il faut avoir présent à l'esprit que ce n'est pas 170 ch qui vont transformer cette classe C de 1T600 en concurrente de Lotus. Toutefois, le 8,4 s pour le 0 à 100 ne semble guère usurpé.
Direction l'autoroute vers Bordeaux. Quelques petites courbes d'autoroute avalées à des vitesses bien au-delà de la limitation me confirment le potentiel dynamique de l'auto : bien en appui, la tenue de cap est irréprochable, et la direction très précise participe à l'agrément de conduite. On pourrait éventuellement lui reprocher un peu trop d'assistance, même à vitesse élevée, mais ca n'est pas non plus rédhibitoire, loin de là.
Le 4 cylindres diesel fait preuve d'une belle santé, et grosso modo on peut dire qu'il donne tout son potentiel de 1600/1800 à 4000 tr. En dessous c'est un peu "mou" et au-dessus, ben....c'est un diesel mais une fois de plus, la boite auto exploite de manière parfaitement optimale la meilleure plage d'utilisation du moteur.
Le péage se profile à l'horizon. Freinage appuyé : ca reste imperturbable, puissant et dosable très précisément.
Ticket, bzzt...merci. Une pression sur le mode de la boite, je passe en "S", et gazzzz.
Pied dedans, je m'extirpe comme une balle (fumante) du péage. Cette fois-ci les rapports passent vers 4000, toujours de manière aussi fluide, ce qui donne l'impression que ca pousse constamment. Un petit coup d'oeil au compteur m'indique que je suis déja passible d'un retrait de 4 points en cas d'admiration de ma tronche aux jumelles 
Eu égard au trafic et aux conditions humides, je lève le pied. La gentille dame du GPS m'avertit qu'il faudra sortir à la prochaine. Je lui coupe les cordes vocales d'une pression sur un petit bouton sur le volant. Au passage, la simplicité d'utilisation du GPS et de la radio est remarquable, avec cette molette unique près du levier de vitesses, et aussi grâce à un affichage très clair et facile. Loin par exemple d'une ergonomie à la con d'un Renault Espace.
Après qq kilomètres d'autoroute, la Classe C s'impose comme une dévoreuse de kilomètres fort agréable : le bruit à bord est mesuré, la visibilté est bonne, y compris dans les rétros, la sono de bonne qualité, la clim bizone est parfaitement maitrisée, l'amortissement est excellent, confortable sans etre chamallow.
Les sièges sont aussi confortables, avec une bonne assise et un maintien lombaire excellent . Si l'on doit doubler, une petite pression du pied droit suffit, la boite et le couple font le reste
Sortie d'autoroute...quelques kilomètres de petites routes m'attendent. Je reste en mode Sport et la chaussée étant maintenant sèche, je vais essayer de voir si cette Classe C peut se montre plus agile voire même "amusante" sur ce terrain
D'emblée, on sent que c'est une voiture très homogène, en terme de châssis/comportement/équilibre. La direction incisive permet de placer l'auto facilement en courbe. Peu d'effet de plongée en freinage appuyé, et cette sacrée boite auto qui ne perd jamais le nord et qui se trouve presque toujours sur le rapport idéal en sortie de virage ! Je dis "presque" car je lui ai fait perdre un peu les pédales lors d'un freinage très fort et d'une remise des gaz presque instantanée L'amortissement est beaucoup plus dynamique que sur les anciennes versions, et sans vouloir aller trop loin, je dirais qu'il s'approche d'une Série 3 en terme de compromis amortissement/détente.
Pas de vélléité d'amorce de décrochage de l'arrière. Quant au sous-virage, il semble bien contenu également. Franchement j'ai été bluffé par le comportement de cette Mercedes. Est ce l'effet du fameux pack "Agility control" et de ses multiples améliorations au niveau des amortisseurs, des réglages de train, etc... ? Franchement si c'est ca, les ingénieurs de Mercedes ont fait un remarquable travail. Il parait qu'ils auraient adopté certaines solutions appliquées sur les versions AMG.
En tout cas, de freinage en appui en lever de pied brusque, ou accélération violente sur les premiers rapports roues braquées, difficile de prendre en défaut un train avant collé à la route. Je n'avais pas les yeux rivés sur le TdB pour voir si l'ESP ou autre se manifestait tôt, mais il ne m'a pas semblé.
Par contre, j'ai noté que le fameux maintien latéral des sièges n'était pas forcément au rendez-vous en forcant le rythme sur de telles routes, mais à bien y réfléchir, est-ce vraiment la vocation d'une telle auto? En tout cas, il y a longtemps que je n'avais pas retrouvé un tel plaisir de conduite avec une berline de ce gabarit..........même si c'est un diesel
Il faut dire aussi que ce moteur sied particulièrement bien à cette voiture : coupleux, souple et volontaire, il permettra au choix de filer sur un filet de gaz ou au contraire de "s'énerver" un peu en adoptant une conduite plus rapide. Même si la disponibilité à très bas régime n'est pas son fort, la boite auto en mode Sport aide à mieux tirer avantage de la plage d'utilisation de ce moteur.
Au chapitre de la consommation, la petite centaine de km que j'ai faite m'indiquait un fort honorable 7,1 L. Fort honorable car si l'on considère que j'ai voulu tester la vitesse maxi sur les derniers 20 km d'autoroute au retour (je n'ai pas réussi, avec le trafic, devant me contenter d'un petit 220 compteur ) et que j'ai un peu "brusqué" la voiture sur départementale, ca reste tout à fait honnête.
De retour au parking de location, je rend la clé, presque à regret au préposé d'Europcar. IL me dit "tout s'est bien passé ?", et je lui répond "très bien, c'est une excellente voiture". IL em dit alors "nous avons aussi les série 1 de chez BMW avec le nouveau diesel" !
OK, le rendez-vous est pris
|  Joli BB... |
godasso
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